Bien-être,  Santé

Symptothermie : à la (re)découverte de sa fertilité

La symptothermie est aussi connue sous le nom de la méthode des indices combinés ou FAM en anglais (fertility awareness-based method).
Au début quand on entends parler de cette méthode de manière fortuite (parce qu’on nous en parle très peu), on passe toutes par cette phase “Pff, si ça marchait vraiment, on me l’aurait dit depuis longtemps, les médecins me l’aurait proposé !” 
Malgré la fiabilité de la méthode, elle souffre toujours d’une très mauvaise réputation, ou paraît trop “mystique” pour beaucoup… Alors, faisons le point ensemble, sur la méthode, et sur mon expérience personnelle.

1 – Comment ça marche ?

La symptothermie est une méthode d’observation de son cycle, à travers au moins deux paramètres : la glaire cervicale (sympto-) + la température (-thermie) + le col de l’utérus (optionnel, plutôt pour les expérimentées). Grâce à nos observations, on peut alors différencier nos états de fertilité, et savoir précisément où nous en sommes dans notre cycle, et ainsi utiliser une méthode barrière, ou non, pendant notre période fertile, selon notre objectif.

La Femme n’est fertile qu’une partie de son cycle, les jours précédent et suivant son ovulation. Nous n’ovulons pas toutes au 14e jour, et n’avons pas toutes un cycle de 28 jours, c’est constamment évolutif et c’est pourquoi les méthodes dites “du calendrier” ne fonctionnent pas bien, personne ne peut prédire une ovulation de manière statistique ! Notre cycle est soumis au stress, à notre fatigue, à nos émotions… Il faut alors se pencher sur les signaux en temps réel.

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Comprendre son cycle pour gérer sa fertilité 🌸 Le schéma et les explications proposés sont évidemment visibles uniquement pour un cycle naturel (sans hormones) 🌸 La Femme n’est fertile qu’une partie de son cycle. Notre corps nous envoie plusieurs signaux physiques distinctifs pour repérer nos phases (glaire, température, col). En apprenant à se connaître, on voit aussi d’autres signes : gonflement de la poitrine, légère prise de poids due à la rétention d’eau, humeurs, énergie, sensations dans le bas ventre, acné et peau grasse… 🌸 Repérer ces signaux, c’est la base des méthodes dites “naturelles” de contraception (j’appelle plutôt ça une méthode de gestion de la fertilité qu’une méthode de contraception, puisqu’on reste naturellement fertile avec celle-ci). Je vous ferais prochainement un post explicatif sur les différentes méthodes et pourquoi il est essentiel de les combiner ! 🌸 Personne n’a un cycle parfait de 28 jours pile poil avec une ovulation à J14, ce n’est pas une règle sûre (la fourchette est plutôt entre 21 et 35 jours). Mais il faut savoir que nos cycles menstruels sont le signe de notre bonne santé. Le jour où nous arrêtons d’ovuler et donc d’avoir nos règles, c’est le signe que quelque chose ne va pas : stress, fatigue, manque de sommeil / hypothyroïdie / métabolisme trop bas due à une sous nutrition ou mal nutrition, manque de masse graisseuse, trop de sport / syndrome post-pilule (le corps n’arrive pas à remettre en place sa fertilité)… 🌸 J’aime bien comparer les différentes phases à des saisons, je trouve cela plus simple à retenir : les règles en hiver, le printemps pour la phase folliculaire, l’été pour la période ovulatoire, et l’automne pour la phase lutéale. Dans le domaine énergétique, on trouve facilement des correspondances avec nos comportements (je vous ferais également un post sur ça 😉) . #naturopathie #naturopathe #santenaturelle #nutrition #reequilibragealimentaire #cyclemenstruel #cyclefeminin #ovulation #grossesse #contraception #regles #symptothermie #medecinedouce #methodenaturelle #cyclenaturel #feminin #feminite #hormones #pilule #contraceptif #amenorrhee #dysmenorrhee #regles #menstruations #fertilite #desirdenfant

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2 – Une méthode, plusieurs buts

Qualifiée de “méthode de contraception naturelle”, cette méthode d’observation est en fait utile dans de nombreux cas :

  • éviter de tomber enceinte, en évitant les rapports au moment fertile où en utilisant une méthode barrière (c’est pour le moment de cette manière dont j’utilise la sympto)
  • repérer les phases fertiles +++ afin de favoriser la conception d’un enfant. Pour faire un enfant, il ne suffit pas de faire l’amour, encore faut-il le faire au bon moment ! 😉
  • voir la bonne santé de son cycle, notamment dans des cas de dérèglements hormonaux… La santé de notre cycle reflète notre état de santé générale, dans tous les cas c’est toujours très intéressant à étudier ! 

Dans quels cas pouvez-vous utiliser la symptothermie ? 

Dès que vous n’êtes plus sous traitement hormonal ou sous contraception hormonale (patch, implant, stérilet hormonal, pilule…). Elle a pour moi une réelle utilité à l’arrêt de la pilule, pour voir si nous retrouvons notre cycle naturel et notre fertilité.
Si le sujet de la pilule vous intéresse, j’y ai consacré un article ici, et j’ai donné mes conseils concernant son arrêt dans ce post. Je partage aussi régulièrement des témoignages d’arrêt de pilule sur mon instagram, n’hésitez pas à me suivre.
Vous pouvez aussi utiliser la sympto juste en observation, en complément d’un autre moyen de contraception non hormonal (stérilet au cuivre, préservatif, diaphragme), pour connaître la bonne santé de votre cycle.

3 – Fiabilité de la sympto vs les autres méthodes

Revue des autres méthodes naturelles, et leur taux d’échec en situation réelle (dit usage typique):

  • méthode des températures seules – 25%
  • méthode Ogino (basé sur les statistiques des règles précédentes) – 25%
  • méthode Bilings (examen de la glaire cervicale seule) – 14%
  • le retrait (consiste à sortir du vagin avant l’éjaculation) – 27%

Pour la symptothermie, son taux d’échec en usage typique est de 1,62% en évitant les pénétrations en période fertile. En cas d’utilisation d’un contraceptif barrière en période fertile, c’est le taux de la dite méthode qui est à retenir (2% pour le préservatif). Par comparaison, le taux d’échec en usage typique de la pilule est à 8%, et celui du stérilet au cuivre à 1,1%.

Sources : OMS. L’étude la plus complète de la sympto sur laquelle l’OMS se repose est ici.

Pourquoi une telle efficacité de la sympto par rapport au reste des méthodes ?

Tout simplement car elle se base sur une combinaison d’indices : si un indice vous dit que vous êtes fertiles, alors vous vous considérez fertile, même si d’autres indices sont au vert. Un indice seul n’est pas toujours suffisant, surtout la température, qui peut varier pour un tas d’autres raisons (alcool, maladie, manque de sommeil, chaleur, stress…). La méthode comprend également des jours de “sécurité”, exemple : lorsque la température augmente après l’ovulation, on se considère infertile non pas au 1er jour mais au 3e jour de température haute, pour plus de fiabilité.

Pourquoi on entend toujours dire que la méthode n’est pas fiable ?

“Ma gynéco m’a dit qu’elle avait fait plein d’IVG de femmes en sympto” “Rolala la sympto je connais plein de femmes qui sont tombées enceinte avec!”
« Les méthodes naturelles c’est le moyen-âge ça ne marche pas, sinon ça se saurait »
La méthode pratiquée avec rigueur est fiable, par contre, son apprentissage n’est pas toujours fait parfaitement (surtout en autonomie comme je l’ai fait), et sa compréhension n’est pas toujours parfaitement maîtrisée. Ce qui fait donc les échecs de la sympto, ce n’est pas la méthode en elle-même, mais les personnes qui ne l’appliquent pas correctement, et disent tout de même l’appliquer. C’est pourquoi on va vous rabâcher les oreilles avec des cas de personnes chez qui “ça n’a pas marché” sans vous dire qu’elles ont peut être pris des risques sur certaines périodes…

4 – La sympto au quotidien

Alors, comment ça marche au quotidien ? Est-ce que c’est compliqué ? Est-ce que ça prend du temps ?
Honnêtement c’est ce côté là qui peut faire peur au début, mais c’est une habitude à prendre. On relève ses observations au quotidien et on les note soit dans une application de symptothermie, soit sur un cyclogramme manuel, selon votre préférence, puis on applique la règle pour savoir si l’on est fertile ou non.

Vous aurez besoin pour effectuer vos observations :

  • de vos doigts, et d’un toucher particulier pour trouver votre glaire cervicale au niveau du col de l’utérus
  • d’un thermomètre à double décimale (j’insiste c’est très important!), que vous pouvez trouver sur internet pour une dizaine d’euros.
    Bon à savoir : la température n’est pas à relever tous les jours.

Voilà à quoi ressemble un cyclogramme, ça peut paraître un peu barbare et compliqué à première vue, mais croyez-moi, une fois la méthode assimilée, ça devient clair comme de l’eau de roche ! 😉

Le cyclogramme vient de Moonly, une application de sympto qui sort bientôt ! N’hésitez pas à les suivre sur instagram, et sur leur site.

5 – Une méthode qui se pratique à deux

Vous pouvez tout à fait expérimenter la symptothermie seule ou sans partenaire fixe (utilisation de préservatif obligatoire sans dépistage je le rappelle), et vous serez alors prête pour l’utiliser en mode contraception avec un partenaire fixe.
Vous pouvez aussi choisir après en avoir discuter avec votre conjoint, d’arrêter votre contraception actuelle pour la sympto.

J’aimerais insister sur le fait qu’un enfant se fait à deux, et qu’une contraception se gère aussi à deux ! Vous le lirez certainement de la part de conseillères, la symptothermie marche d’autant mieux si elle est gérée conjointement avec votre partenaire ! Je ne peux que vous recommander d’impliquer dès le départ votre conjoint dans votre démarche, en expliquant la méthode, ses avantages, etc, avant de sauter le pas. Vous pourrez alors apprendre à deux et appliquer la méthode à 2. 

Votre partenaire doit être informé des moments propices ou non à la pénétration, et dans quels cas vous devez utiliser une méthode barrière. La fiabilité de la méthode repose évidemment aussi sur l’accord de votre conjoint à utiliser un préservatif en période fertile ! N’oubliez pas que c’est peu de temps l’usage du préservatif au final sur un cycle. Je me permet aussi de vous citer ce que je disais dans l’article sur la pilule :

J’entends aussi souvent des critiques sur le préservatif : “on n’a plus 15 ans”, “c’est chiant”, “mon mec n’aime pas ça”. Un partenaire bienveillant à mon sens, fait passer votre santé et vos choix avant son plaisir personnel. Pour ce qui est de la perte de sensations, il existe des préservatifs ultra fins (notamment la marque skyn elite). 

En méthode barrière vous avez aussi l’option diaphragme + spermicide que je trouve à mon sens plus compliquée à mettre en place, mais qui a l’avantage de ne pas se “sentir”.

6 – Je souhaite utiliser la méthode, par où je commence ?

Au même titre que Rome ne s’est pas faite en un jour, apprendre la méthode ne s’apprend pas en un jour non plus !
Plusieurs choix s’offrent à vous pour apprendre :

  • Prendre une conseillère formée à la méthode, qui vous suivra sur les premiers mois, validera vos cyclogrammes, et vous donnera le feu vert pour vous lancer (en général, c’est à peu près 6 mois) en mode contraception. Ce choix est le plus judicieux si une grossesse est impensable pour vous, si vous êtes prêtes à y mettre de l’argent, et si vous souhaitez apprendre rapidement.
  • Si vous avez un·e praticien·ne (gynéco, sage-femme) qui connaît la méthode, vous pouvez vous tourner vers lui/elle pour un apprentissage à moindre coût. A savoir que la plupart des gynécologues risquent de vous faire des yeux ronds lorsque vous leur parlerez de sympto comme contraception… Prenez des pincettes. La plupart ont encore des idées reçues sur la méthode ! N’hésitez pas à changer de professionnel·le de santé si besoin.
  • Vous pouvez sinon apprendre seule, en autonomie. Vous trouverez en effet un tas de ressources sur internet, notamment le manuel de sympto.org en accès libre. Vous pouvez aussi échanger avec d’autres utilisatrices sur des groupes facebook par exemple. C’est personnellement la voie que j’ai choisi, car j’avais vraiment envie d’apprendre et était prête à y consacrer du temps. C’est aussi à mon sens une voie à suivre si l’idée d’une grossesse n’est pas à bannir complètement (couple stable et envie d’un enfant plus tard), ou si vous utilisez la méthode pour concevoir et n’êtes pas trop pressée !

7 – Mon retour d’expérience après 10 cycles, avantages et inconvénients selon moi

J’ai découvert la symptothermie, alors que j’avais repris la pilule après un premier arrêt, et après un essai de pose de stérilet trop douloureux. A l’époque, j’étais gênée de devoir prendre une contraception hormonale, mais je ne pensais pas qu’il existait d’autres solutions…
J’en ai alors beaucoup discuté avec mon conjoint, j’ai commencé mes recherches, et on a décidé ensemble de passer le cap, en sachant que ce serait préservatif en attendant de retrouver un cycle stable. Je suis suivie par une sage femme qui est totalement ouverte à la symptothermie donc quand je lui ai parlé de mon arrêt de pilule elle ne m’a pas freiné, elle m’a permis d’apprendre aussi quelques bases de la méthode.
J’ai eu la chance de retrouver une ovulation seulement 10j après l’arrêt de la pilule, et un cycle naturel stable depuis (cycle de 25 à 30j, ovulation vers le 13 au 16e jour). On a donc assez vite abandonné le préservatif en période infertile, dès le 2e cycle – je ne conseille pas à toutes de faire comme moi, personnellement j’étais confiante dans mes observations et dans mon cycle. Et depuis à chaque nouvelle période de règles je suis toujours enjouée de voir que oui la méthode fonctionne bien !
En bref pour moi c’est une méthode profondément féministe, naturelle et basée sur l’écoute de son corps, je ne peux qu’adhérer !

Les avantages que je trouve à la méthode

  • sa fiabilité scientifiquement prouvée 
  • une contraception totalement sans effets secondaires, enfin ! Une énorme joie d’abandonner les hormones et son lot de désavantages…
  • une méthode qui se gère à deux
  • réversible à tout moment : je peux décider dès demain de concevoir un enfant et ça ne posera pas de problème, au contraire, ça sera même idéal !
  • la sensation d’avoir renoué avec mon corps en arrêtant la pilule, de se sentir pleinement femme, avec une fertilité et la libido qui va avec… J’ai retrouvé aussi mon cycle et les émotions qui l’accompagnent, je ne me sens plus “linéaire”.
  • l’autonomie : ma gestion de fertilité ne dépend de personne, d’aucun laboratoire pharmaceutique ou professionel·le de santé, et ça fait du bien ! Mon conjoint m’appelle affectueusement “la déesse de la fertilité” quand je parle de la méthode à mon entourage <3
  • pouvoir tirer des conclusions sur son hygiène de vie et sur sa santé grâce à la sympto (exemple : j’ai remarqué que le stress avait un impact sur mon cycle, et que je manquais probablement de progestérone en 2e partie de cycle…)

Les inconvénients (parce qu’il faut bien en trouver et que la méthode ne peut pas convenir à tout le monde !)

  • l’apprentissage qui prend du temps et/ou est coûteux selon ce que vous choisissez
  • l’utilisation d’une méthode barrière en période fertile (préservatif+lubrifiant pour moi), qui se fait plutôt bien au final puisqu’utilisée en période libido+++ en général
  • la régularité dans ses observations (penser à prendre sa température au réveil, etc) même si au final je ne trouve pas ça plus chiant que de prendre un comprimé tous les soirs à la même heure (que j’oubliais même avec un rappel.. oups)
  • je pense que ça demande aussi un minimum d’hygiène de vie (l’alcool perturbe vos températures, le manque de sommeil aussi…)
  • on retrouve certains inconvénients d’un cycle naturel, notamment les règles, quand on avait par exemple comme moi une pilule en continu (mais est-ce bien naturel de ne plus avoir de règles, je vous laisse méditer là-dessus…)

8 – Les sources utiles qui m’ont aidé

Pour découvrir la sympto

Vidéo de Thierry Casasnovas avec Fabienne Goddyn et Pryska Ducoeurjoly, 2 conseillères symptotherm
Vidéo de Mélissa Cyclo intima

Conseillères sympto sur instagram : La symptothermie avec EugenieAlice MainixYoupi la symptothermieLa naturalita felice – et pleiiiin d’autres ! Suivez le #symptothermie sur instagram pour en voir plus.

Pour apprendre la sympto

  • Le manuel complet et accessible gratuitement de la méthode sur sympto.org
  • Le livre d’Audrey Guillemaud « Cycle féminin et contraceptions naturelles »
  • Les conseillères citées au-dessus

Application sympto

Parce que j’ai personnellement un peu la flemme d’appliquer la méthode à la main, je trouve l’utilisation d’une appli pertinente.
Jusqu’à présent j’utilise l’application de sympto.org, à vrai dire je ne la trouve pas ultra ergonomique (elle pique un peu mon oeil de graphiste, mais elle marche), c’est à ma connaissance la seule appli francophone aussi bien détaillée donc… J’ai hâte que celle de moonly sorte !

Groupes facebook d’entraide

  • Symptothermie”, administré par les deux conseillères Pryska et Fabienne, pour celles qui suivent la méthode de Symptotherm +13 000 membres
  • Symptothermie Moderne Libre – entraide et soutien” un groupe plus collaboratif +5 000 membres
  • Elixir sympto” l’elixir en langage sympto c’est la glaire cervicale, ce groupe est très utile aux débutantes de la méthode qui auraient besoin de confirmation sur leur observation de glaire (en partageant photos/vidéos) +1 700 membres
  • Le groupe créé par DearLobbies sur l’arrêt de pilule, pour partager vos questions/ressentis à l’arrêt, et bien sûr il y a pas mal de symptoteuses sur ce groupe (nouveau mot inventé^^) + 4 000 membres

Si des conseillères passent par ici et ont des choses à rectifier dans ce que je dis, n’hésitez pas !

Un commentaire

  • Ana

    Super article, qui résume et explique très bien cette méthode, ses avantages et ses inconvénients. J’ai pour ma part arrêté la pilule il y a 2 mois après une loooongue réflexion et j’ai découvert la symptothermie un peu par hasard, à force de faire des recherches. Je n’en suis qu’à mes début mais je trouve le concept génial ! Après 14 ans sous pilules, j’ai l’impression de ne plus connaître mon corps et j’ai hâte de me le réapproprier !

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